Avec Rav Mordékhai Chriqui, Claire Coumeff-Toader, Sandrine Treuillard, Hajj Abdel Hafid Benchouk, Jean-Luc Castel, Pr hon Jean-Paul Durand op, Paula Kasparian. Couvent Dominicain Saint-Jacques, Paris.
Date : 26/4/2027
Heure : 15:00 - 18:00
Lieu : Couvent Dominicain Saint-Jacques, salle Sertillanges
Adresse : 18 rue des Tanneries 75018 Paris
Réunion hybride, interdisciplinaire, interreligieuse et internationale.
Rappelons que l’institut spirituel itinérant Artisans de Paix, composé de ses membres, est bien visible : il donne à goûter et à sentir l’engagement éthique et spirituel qui le fonde (cf. supra, introduction) et la ligne unitive de crête des Artisans de Paix, avec la règle stricte qui s’en suit (cf. supra, introduction). Cette ligne unitive de crête, fondée sur une règle stricte, nous l’appelons le Monastère invisible des Artisans de Paix : cette métaphore poétique donne à goûter et sentir l’unité invisible de l’origine et de la destination des « Fraternités Artisans de Paix » dont la pluralité est bien visible. Chaque Fraternité, en effet, est déterminée par le message spirituel dont une tradition particulière est dépositaire, sans en être propriétaire, puisqu’il est pour l’humanité tout entière. Il y a donc une distinction éprouvée des « Fraternités », en même temps qu’une interpénétration au sens spirituel du terme où les Artisans de Paix, en se portant mutuellement dans la prière, sont témoins et nourriture les uns pour les autres. Ce soutien mutuel dans la prière, sans syncrétisme ni confusion des valeurs et des traditions, suscité par la foi de chacun(e) en l’unité d’origine et de destination des « Fraternités Artisans de Paix », fait de celles-ci un Monastère invisible.
Nous évoquons ici encore, pour mémoire, les 7 demeures spirituelles nommées parmi nous en 2010. Elles formant une partition que chaque artisan de paix est appelé à interpréter à sa façon, l’enrichissant de son expérience propre.
1. Un immense désir (1ère demeure) : Tout commence par le désir qui est ardeur, le désir de ce que rien dans le monde ne peut satisfaire, le désir sans objet qui retourne le regard humain vers l’intériorité. Certains parleront du désir de « Dieu » ou encore du désir de « l’absolu », avant de réaliser que ce qu’ils cherchent, ils l’ont déjà trouvé, puisque ce désir ne vient pas d’eux mais de l’appel de ce qu’ils cherchent.
2. Le combat spirituel pour persévérer dans cette ardeur (2ème demeure) : ce combat est une lutte active pour demeurer dans la vie, avec une suite d’illuminations considérées comme des dons du vivant, jusqu’à réaliser un jour que c’est l’Esprit qui combat en soi. Le combat n’en sera pas moins actif, mais l’humain aura trouvé le lieu de son repos dans l’action.
3. L’illumination spirituelle (3ème demeure) : c’est le moment où se réalise le fait que le réel est de nature spirituelle. L’épistémologie contemporaine nous y aide en nous faisant réaliser que le monde est une construction mentale, un fruit de notre esprit, et cependant il est bien réel puisqu’il nous résiste. C’est que notre esprit n’est pas l’Esprit. Cette 3ème demeure est une sortie de la caverne (au sens platonicien du terme). C’est une expérience corporelle du souffle (l’esprit) qui porte le nom de kundalini (ligne du serpent) dans certaines traditions bouddhiques. Cette sortie de la caverne rend possible l’interreligieux, tout en comportant de multiples pièges, à commencer par celui de l’oubli du réel, avec le risque mortifère de se prendre pour « Dieu ».
4. Les Trois qualités du Souffle primordial (4ème demeure) : la transcendance (le « tout-autre »), l’immanence (le « don de la Loi » parmi nous), la possibilité qui nous est donnée de devenir soi-même un « pont » entre le ciel et la terre en consentant à ce don, à condition de rester dans une humilité radicale, mendiants de l’Esprit (le Souffle) qui n’est la propriété d’aucun de nous.
5. L’élection (5ème demeure) : c’est le moment où l’humain répond « Me voici » à l’appel de la transcendance, premier pas de l’union entre la transcendance et l’immanence, dans le sujet qui répond.
6. Les fiançailles spirituelles (6ème demeure) : c’est l’union d’un cœur transpercé et d’un cœur brisé, manifestant que l’amour donne la vie jusque dans la mort.
7. Le mariage spirituel (7ème demeure) : c’est la vie des Artisans de Paix puisque la Paix, que nous nous donnons les uns aux autres, ne vient pas de nous. Elle est le fruit d’une union avec la source dont nous la recevons.
Avec :
Rav Mordékhai Chriqui, PHD en Sciences des Religions. Directeur-fondateur à Jérusalem du Centre Tikoum Olam, ainsi que de l’Institut « Ramhal » dont le but est la propagation de l’enseignement et de la pensée du Ramhal (Rabbi Moché Hayim Luzzatto) dans le monde. Conférencier et auteur de nombreux livres et de traductions d’ouvrages sur la Kabbale. Président d’honneur d’Artisans de Paix pour les traditions juives.
Claire Coumeff-Toader, Agrégée de Géographie, Licenciée en théologie, Chargée de mission de la Fraternité Eucharistique des Artisans de Paix (orthodoxe).
Sandrine Treuillard, Diplômée des Beaux-Arts, vidéographe, graphiste, rédactrice du blog La Vaillante, responsable de la Fraternité Eucharistique à la Chapelle Corpus Christi Paris 8 de 2015 à 2018, Chargée de mission de la Fraternité eucharistique des Artisans de Paix (catholique) depuis 2018, établie à Paray-Le-Monial en 2023.
Hajj Abdel Hafid Benchouk, Muqqadam, Représentant en France de la voie soufie Naqshbandi, dont il a suivi les enseignements auprès du grand maître soufi Cheikh Nazîm Al Haqqanî (1922-2014) durant 25 ans, Co-Directeur du Festival Soufi de Paris, Directeur des Editions les Quatre Sources, Chargé de mission de la Fraternité Islamique des Artisans de Paix.
Jean-Luc Castel, Agrégé de Lettres Modernes. Pratique le bouddhisme de Nichiren, dans la tradition mahayaniste du Sûtra du Lotus, au sein du mouvement Soka, Chargé de mission de la Fraternité Bouddhique des Artisans de Paix.
Le quart d’heure artistique sera confié au Pr hon Jean-Paul Durand op, juriste et éthicien, alias Jean-Jacques Boildieu, peintre et essayiste.